Profit Recovery : quand technologie et expertise protègent vos ressources financières

Profit Recovery : quand technologie et expertise protègent vos ressources financières - Runview

Dans chaque poste de dépenses de l’entreprise se trouvent des gisements potentiels de cash à récupérer, et c’est pour les déceler qu’existent les projets de Profit Recovery. Le concept, également connu sous le nom de « Recovery Audit », a émergé dans la grande distribution aux États-Unis dans les années 1970 et s’est depuis diffusé. Il consiste pour l’entreprise à faire analyser l’un de ses postes de charges afin d’identifier des erreurs ayant conduit à payer en trop certains montants. L’enjeu est triple : récupérer du cash, évaluer la qualité des processus internes et prévenir la réapparition de ces erreurs.

Différents types d’audits de Profit Recovery peuvent être distingués selon l’objet sur lequel portent les analyses. Certains projets s’intéressent aux transactions fournisseurs et vérifient que les clauses des contrats passés sont correctement appliquées. Plus rarement, l’examen peut se concentrer sur les factures clients. Il est également possible de rechercher des trop-payés en matière de cotisations sociales ou encore de décortiquer les taxes locales versées par l’entreprise. Grâce aux progrès technologiques, certaines de ces analyses sont aujourd’hui exhaustives, automatisées et d’autant plus fructueuses, comme c’est le cas avec les projets de Profit Recovery de la comptabilité fournisseurs.

Ces derniers consistent à passer l’ensemble des données de comptabilité en revue pour détecter les trop-payés fournisseurs et la TVA déductible omise. Cette démarche séduit de plus en plus d’entreprises, soucieuses de préserver au mieux leur trésorerie, le taux d’erreur étant incompressible. Réaliser un Profit Recovery de sa comptabilité fournisseurs permet à la fois de recouvrer rapidement des montants souvent conséquents mais aussi d’améliorer ses processus (Procure-to-Pay notamment) ou de confirmer leur bon fonctionnement.

Dans la comptabilité fournisseurs, le risque d'erreur n'est pas négligeable

Le risque d'erreur dans la comptabilité fournisseur est incompressible - Runview

Que les équipes internes en aient conscience ou non, des anomalies existent au sein de la comptabilité fournisseurs des entreprises. Le développement des projets de Profit Recovery s’explique ainsi par la nécessité pour ces dernières de pouvoir les corriger.

Quelle que soit l'entreprise, des anomalies existent

Si la comptabilité est un domaine de précision, elle n’échappe pas au risque d’erreurs. Certaines sont d’origine humaine et liées par exemple à des fautes de frappe lors de l’enregistrement de factures ou encore à une mauvaise compréhension d’une règle fiscale. D’autres sont dues à des défaillances ou la mauvaise programmation des logiciels comptables.

Ainsi, malgré les technologies qu’utilisent les entreprises, les processus ou les contrôles internes mis en œuvre, et indépendamment du recours ou non aux centres de services partagés (CSP), les anomalies peuvent vite s’accumuler.

Une digitalisation de la comptabilité porteuse de nouvelles erreurs

La digitalisation et l’automatisation des processus comptables représentent toutes les deux un nouveau point de vigilance pour les entreprises. Qu’elles soient poussées par l’État – avec notamment la prochaine généralisation de la facture électronique – ou qu’elles répondent à une recherche de gain de productivité, elles génèrent de nouveaux types d’anomalies.

La robotisation des processus, par exemple, permet de dégager les équipes comptables des tâches les plus rébarbatives. Mais elle suppose une certaine standardisation, mal adaptée à la prise en charge d’opérations inhabituelles. De même, les systèmes de reconnaissance optique de caractères (OCR) peuvent se tromper, que cela s’explique par un mauvais paramétrage de l’outil ou par les limites de la technologie elle-même. À titre d’illustration, les systèmes OCR sont ainsi susceptibles d’intervertir des caractères proches et donc de fausser certains éléments d’une facture.

De multiplies facteurs d'anomalies

La dématérialisation n’est pas le seul phénomène susceptible de provoquer des erreurs dans la comptabilité fournisseurs. De nombreux facteurs y contribuent. D’abord, plus les volumes d’opérations traitées par les services comptables sont importants, plus le risque augmente. « Lorsque l’on traite et comptabilise 650 000 à 700 000 documents par an, il est impensable de dire qu’ils sont justes à 100% », confirme Juul de Mondt, Process Improvement – Accounts Payable chez Engie Belgique.

La forte demande adressée à ces services en termes de productivité se retrouve aussi en cause. Les règles comptables et fiscales sont changeantes et parfois complexes, comme les spécificités propres à chaque type de factures voire à chaque fournisseur, et participent ainsi à la difficulté d’éviter toute erreur. Cela est d’autant plus vrai lorsque le traitement comptable est délocalisé : difficile pour le collaborateur d’un CSP à l’étranger de maîtriser toutes les subtilités du traitement de la TVA française.

Une mauvaise communication entre les services opérationnels et comptables favorise également la survenue d’incidents, tout comme d’éventuelles défaillances du processus Procure-to-Pay. « L’analyse a montré que 70 % des erreurs surviennent dans les cas où le processus P2P n’est pas respecté. Ces informations viennent renforcer notre communication en interne sur l’importance de respecter le processus commandes-factures, auprès des approvisionneurs et des chargés de commande » explique ainsi Stanislas Renaudin, Directeur du CSP AccIS France chez Engie. Enfin, le changement, qu’il s’agisse de restructurations au niveau de l’entreprise, d’une nouvelle organisation comptable, de l’adoption d’un nouvel ERP ou encore du turn-over dans les équipes, fournit également un contexte propice à l’apparition d’anomalies.

Comment savoir qu'il est temps de réaliser un projet de Profit Recovery ?

La réalisation d’un audit de Profit Recovery est une réponse au besoin accru de contrôle qu’éprouvent légitimement les directions comptables et financières, en particulier lorsque d’importantes évolutions affectent leurs services.

Certaines anomalies complexes passent par exemple entre les mailles des filets des contrôles a priori permis par certains ERP. A posteriori, les directions comptables et financières ont rarement les moyens techniques, le temps ou le recul nécessaire pour tout vérifier. « Même si notre contrôle interne est très performant, l’erreur est humaine : c’est donc toujours utile d’avoir la vision d’un acteur externe sur notre comptabilité », estime par exemple Céline Lerissel, Tax Manager chez Bayer.

Un projet de Profit Recovery trouvera ainsi toujours sa place au sein d’une entreprise. Si de nombreuses erreurs comptables sont détectées, cette dernière améliore son résultat comptable et récupère également des enseignements pour l’avenir. Si au contraire, le taux d’erreur est faible, l’audit permet de rassurer les équipes quant à la fiabilité de leurs processus internes.

Le Profit Recovery ne s’intègre donc pas uniquement dans les périodes de bouleversements, et les bénéfices de reporting et de communication interne demeurent pertinents en tout temps. L’usage est d’ailleurs de réitérer régulièrement l’opération afin d’identifier de nouveaux trop-payés fournisseurs, de s’assurer du bon respect des corrections apportées par un audit antérieur, mais aussi de tenir compte des délais de prescription auxquels est soumis le recouvrement des sommes identifiées.

Anne Guironnet-Rougeon, Responsable Comptabilité Fournisseur chez Arkema

Nous souhaitions identifier nos éventuels points d’attention, qu’ils soient liés à l’automatisation ou à la formation des comptables, et voir s’il était souhaitable de mettre en place des contrôles récurrents ciblés.

Data-mining et IA, la technologie au service de l'analyse

Explorez votre comptabilité grâce au data-mining et à l'IA - Runview

Le domaine du Profit Recovery a su tirer parti des opportunités offertes par le développement du data-mining. Ces avancées rendent aujourd’hui possible l’automatisation d’une partie des analyses, réduisant drastiquement par la même occasion la mobilisation des équipes internes.

La disponibilité et la standardisation des données permettent le développement d'analyses exhaustives

Plusieurs phénomènes concourent au déploiement de nouvelles méthodes d’audit.

Dans les entreprises d’abord, la dématérialisation se traduit par un accroissement du flux de données. En matière comptable, d’abondantes informations sont ainsi disponibles sous forme numérique. Cette massification de la data, que l’on observe aussi en dehors du domaine comptable, a ouvert la voie au développement de solutions d’analyse exhaustive.

La loi incite par ailleurs à la standardisation des données comme l’illustre la mise en place du Fichier des Écritures Comptables (FEC) en 2014 qui doit contenir l’ensemble des écritures d’un exercice comptable et répondre à des normes définies par l’Administration. Le format Factur-X, un standard franco-allemand pour les factures dématérialisées, offre un autre exemple de cette tendance à la standardisation des données.

Aujourd’hui, à l’instar d’autres tables comptables (tables SAP…), le FEC peut être extrait de la plupart des ERP. Ces données aisément disponibles sont celles qui servent de base aux analyses de Profit Recovery. Le lancement d’un audit ne nécessite donc pas de gros travaux préparatoires. « Il y a eu quelques échanges de mails au lancement de la mission. Ensuite, les consultants se sont beaucoup appuyés sur les Fichiers des Écritures Comptables (FEC) des exercices en question, que nous avions déjà à disposition car nous les générons chaque année. En termes de données, il n’y a donc pas grand-chose à préparer, il nous a suffi de transmettre ces fichiers », raconte ainsi Thierry Pralong, au sujet d’un Profit Recovery mené pour Chantiers de l’Atlantique.

Exploitez vos données comptables fournisseurs grâce aux technologies de data-mining et d'IA

Les nouvelles technologies permettent aujourd’hui d’obtenir rapidement et de manière automatisée des résultats exhaustifs et pertinents grâce à l’audit des données de la comptabilité fournisseurs.

Les techniques de data-mining sont ainsi au cœur des projets de Profit Recovery. Elles permettent une exploration rapide des données et sans limite de volume. À la clef, des résultats extrêmement complets : toutes les anomalies peuvent être détectées. La vision est globale et permet de s’intéresser à tous les éléments caractéristiques d’une facture. Le recours à différents algorithmes de recherche permet ainsi d’identifier non seulement les doubles paiements de factures dits parfaits mais aussi les doublons plus complexes.

Désormais, les technologies d’intelligence artificielle (IA) s’associent aux algorithmes traditionnels pour une analyse encore plus efficace. L’IA permet ainsi d’amener les algorithmes à apprendre, par eux-mêmes ou de manière guidée, pour identifier et reconnaître des schémas caractéristiques d’anomalies. Cela décuple l’efficacité de l’audit et ses gains financiers. Une analyse menée par Runview sur 4 projets récents de Profit Recovery le prouve. 106 doublons y ont été repérés par la méthode classique d’analyse augmentée par l’IA, représentant 831 000 € recouvrés. L’étude montre que l’IA, à elle seule, a détecté 21 nouveaux doublons. Ces derniers, qui représentaient 220 000 € de cash récupéré en plus, auraient échappé aux algorithmes classiques.

Mener un Profit Recovery de sa comptabilité fournisseurs, c’est donc tirer profit de données déjà disponibles et standardisées, et des innovations technologiques permettant de les exploiter en profondeur.

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Les trois piliers d'un projet de Profit Recovery

La base du Profit Recovery pour récupérer vos montants perdus - Runview

Besoin de cash, de maîtriser leurs processus ou de s’assurer de leur solidité, nécessité de protéger leur trésorerie… Les grandes entreprises sont dans une quête permanente d’amélioration de leurs méthodes et d’optimisation de leurs ressources. En matière comptable, beaucoup misent sur l’automatisation pour gagner en efficacité et en productivité. Cela intensifie cependant le besoin de contrôle, quel que soit leur niveau de dématérialisation, car le taux d’erreur n’est jamais nul. Si ces erreurs sont synonymes de montants perdus pour l’entreprise, les projets de Profit Recovery sont là pour les déceler, en s’appuyant sur trois axes d’analyse.

Trop-payés fournisseurs : des anomalies récurrentes

Étonnamment, il n’y a rien d’extraordinaire à ce qu’une entreprise s’acquitte de sommes qu’elle n’aurait pas dû régler. Les trop-payés fournisseurs sont en réalité plutôt communs et prennent différentes formes. Les doublons « parfaits » se produisent lorsqu’une facture est enregistrée deux fois exactement de la même façon : même date et numéro de facture, même montant et même numéro fournisseur.

Les choses se corsent quand certains champs caractéristiques de la facture diffèrent. « Des doublons peuvent exister si l’on reçoit une même facture par deux chaînes différentes, un PDF et un courrier par exemple, dont la qualité d’impression peut être moindre. Il suffit que le système de scanning reconnaisse un « 0 » à la place d’un « o » ou un « I » à la place d’un « 1 » et la facture peut être enregistrée deux fois parce que, pour le logiciel comptable, les deux documents sont différents », illustre Juul De Mondt, Process Improvement – Accounts Payable Manager pour Engie Belgique.

Les doubles paiements fournisseurs peuvent également apparaître lorsque des factures sont reçues plusieurs fois, ou envoyées à plusieurs entités. Il n’est pas non plus rare pour une facture d’être compatibilisée à la fois en HT et en TTC, d’être réglée auprès du mauvais tiers, ou bien d’être produite dans une devise différente, un règlement demandé en dollars étant ainsi réalisé en euros.

Analyse exhaustive

Un projet de Profit Recovery vise à identifier toutes ces anomalies. Il débute par une analyse automatisée des données de la comptabilité fournisseurs de l’entreprise. Les trop-payés repérés grâce aux pièces justificatives sont ensuite confirmés par les consultants. Ils sont un élément essentiel du projet, car c’est leur connaissance préalable des outils de l’entreprise, leur expérience et leur rigueur, couplées à la performance du logiciel d’analyse, qui détermineront la réussite du Profit Recovery. Après validation par l’entreprise, une équipe dédiée et spécialisée se charge du recouvrement auprès des fournisseurs. Le délai de prescription étant de 5 ans, il est possible lors d’une même mission de remonter plusieurs exercices en arrière. Un rapport final synthétique est enfin réalisé pour aider l’entreprise à appliquer des actions correctives, afin de ne pas répéter les erreurs relevées par les analyses.

Les montants ainsi récupérés peuvent se chiffrer en millions d’euros pour les grands comptes. Réalisant 23 milliards d’euros d’achats par an, Engie a par exemple recouvré 7,5 millions d’euros de doubles paiements grâce au Profit Recovery. Une autre, active dans le domaine de la défense, a remis la main sur 1,4 millions d’euros de cash, pour un volume d’achat annuel de 3 milliards d’euros. Les entreprises qui recourent à ce type d’audit en retirent aussi des enseignements concernant l’origine des anomalies et renforcent donc la solidité de leur processus. Dans le cadre d’une de ses missions, Runview a ainsi démontré à son client que le taux de doubles paiements était dix fois supérieur pour les factures qui n’avaient pas respecté son processus Procure-to-Pay (P2P) que pour celles établies en conformité avec celui-ci.

TVA : une complexité source d'erreurs

Collectée par les entreprises pour le compte de l’État, la TVA est une taxe dont la gestion est pleine de subtilités. Elle constitue un autre axe d’analyse du Profit Recovery.

En principe, les entreprises collectent la TVA sur leurs ventes puis reversent son montant à l’État, diminué de la TVA qu’elles ont elles-mêmes payées via leurs achats. Mais le détail de ce fonctionnement peut s’avérer compliqué. La déductibilité dépend du type de biens et de services. La quote-part effectivement déductible est variable, et les règles diffèrent selon les pays. Résultat, la TVA constitue un sujet majeur pour les directions financières et fiscales des entreprises, qui ont besoin de s’assurer que la doctrine fiscale est appliquée. Ainsi, une entreprise peut ne pas déduire de la TVA qui aurait pu l’être soit par erreur, d’origine humaine ou logicielle, soit par excès de prudence afin de limiter le risque fiscal.

Cette complexité est fréquemment source d’erreurs, comme lors d’une facturation partielle, où la TVA est due sur chaque acompte ou totalement régularisée sur le solde. Dans d’autres cas, il s’agit d’une mauvaise interprétation des règles fiscales, ou d’un fournisseur assujetti à la TVA pour certaines prestations uniquement. « Sur les factures d’assurance, la TVA n’est pas récupérable. En revanche, la TVA appliquée par le courtier lorsqu’il vous facture les primes d’assurance l’est. On avait omis de récupérer cette TVA déductible », illustre Hubert Lasseron, Auditeur Interne chez Covivio. Ces anomalies se retrouvent aussi dans l’ERP de l’entreprise. Si les règles de déductibilité de la TVA varient, la mauvaise configuration du logiciel peut entraîner des erreurs sur le long terme.

La présentation des factures est également en cause, puisqu’elle peut être incomplète et rendre la TVA difficile à identifier. C’est le cas lorsqu’un document est fourni au format EDI (Échange de Données Informatisées) et qu’il ne présente pas la ventilation entre les différents taux de TVA applicables. De même, un OCR peut analyser une facture dont la pagination est erronée. La TVA, apparaissant alors au-delà des pages scannées par le système, n'est ainsi pas numérisée avant comptabilisation. Les particularités sont nombreuses et source de confusion.

Diagnostic complet

Avec un projet de Profit Recovery, les entreprises obtiennent un diagnostic complet sur leur traitement de la TVA déductible. L’analyse exhaustive des données comptables fournisseurs couplée à l’expertise des consultants permet de retrouver les opérations pour lesquelles elle a été omise. Un rapport fournit les informations sur l’origine des anomalies et donc sur les points d’amélioration. « En matière de TVA, nous avons identifié les informations à diffuser en interne et mis en place de nouvelles alertes pour les équipes comptables afin que les erreurs ne se reproduisent pas », explique Anne Guironnet-Rougeon, Responsable du CSP d’Arkema en France. Il suffit à l’entreprise de reporter les montants repérés sur sa déclaration CA3 pour les récupérer. L’administration fiscale précise que cela doit toutefois être fait avant le 31 décembre de la deuxième année qui suit celle de l’omission.

L’opération peut être très profitable. Un laboratoire pharmaceutique, doté d’un CSP à l’étranger, a ainsi récupéré 3,5 millions de TVA déductible oubliée grâce au Profit Recovery. Pour une entreprise de cosmétiques, la somme récupérée a dépassé le million d’euros avec 5 exercices audités, pour 500 millions d’euros d’achats annuels. La tenue d’un audit pour repérer la TVA déductible omise témoigne en outre d’une certaine rigueur de l’entreprise sur le sujet et peut, en ce sens, constituer un gage de sérieux aux yeux de l’administration fiscale lors d’un contrôle.

Franck Labourdette, Responsable des comptabilités Auxiliaires chez Alten

Nous n’avions jamais réalisé ce type d’analyses et jamais eu d’audit qui aille aussi loin dans la recherche de TVA déductible omise et de doubles paiements.

Circularisation : dénichez les avoirs que vous ne pourriez voir

Vous l’aurez compris, l’exploration de la comptabilité fournisseurs d’une entreprise permet de retrouver de nombreux montants perdus. Mais d’autres échappent à ce type d’analyse, tout simplement parce qu’ils ne figurent pas dans ces données. Ils sont « cachés » dans la comptabilité des fournisseurs eux-mêmes. Pour cette raison, un projet de Profit Recovery complet comporte généralement des analyses de circularisation. Leur principe ? Comparer les informations du compte client de l’entreprise chez ses fournisseurs et sa comptabilité fournisseurs pour identifier des écarts à son bénéfice.

Ces derniers peuvent être liés à des avoirs que le fournisseur a omis d’envoyer ou à des avoirs bien reçus mais qui n’ont pas été transmis aux services comptables par les équipes opérationnelles. Parfois, l’avoir n’a simplement pas été déduit lors du règlement d’une facture finale. Il peut aussi, lorsque son formalisme prête à confusion, avoir été traité comme une facture… et son montant payé au lieu d’être déduit !

Tact et expertise

Si elle porte le même nom que les analyses effectuées par les commissaires aux comptes au cours de leurs procédures de révision, la démarche de circularisation réalisée lors d’un projet de Profit Recovery n’a ni le même but, ni la même méthodologie. Son efficacité suppose expertise et tact afin de ne pas abîmer la relation de l’entreprise avec ses fournisseurs.

Chez Runview, une équipe spécialisée se charge de ce travail avec pour mot d’ordre le respect de la relation fournisseurs. Les fournisseurs à circulariser sont sélectionnés à partir d'éléments statistiques et de volumétrie mais aussi de l’expérience acquise par ces experts. Leur liste est proposée à l’entreprise auditée qui garde la main sur l’identité des fournisseurs effectivement sollicités. Une fois mandatée par le client, l’équipe circularisation contacte les services comptables de ces sociétés et prend soin de les rassurer sur la nature de sa démarche. Elle maîtrise l’art de les relancer, par mail ou par téléphone, sans sur-solliciter les fournisseurs. Par ailleurs, il est important de noter que seules les entreprises volontaires transmettent les extraits de compte permettant une analyse comparative avec la comptabilité de l’entreprise auditée. Grâce au savoir-faire de cette équipe et malgré le grand nombre de fournisseurs sollicités, le taux de réponse obtenu par Runview est de l’ordre de 85 %.

Le jeu en vaut la chandelle. Une entreprise cliente de Runview a par exemple récupéré 2,5 millions d’euros de trop-payés par ce biais. La circularisation permet aussi de savoir si une plus grande vigilance doit être de mise avec certaines sociétés. « La circularisation nous a montré que nous devrions être plus attentifs dans nos relations avec certains fournisseurs. La confiance n’exclut pas le contrôle et nous allons sans doute procéder à des circularisations régulières avec certains d’entre eux à l’avenir », assure ainsi Eric Estrabols, Responsable des Comptabilités Auxiliaires chez Bouygues Telecom.

Les bénéfices multiplies du Profit Recovery

Le Profit Recovery et ses nombreux avantages variés - Runview

Quel que soit le type de Recovery Audit, les entreprises sont dans une situation gagnant-gagnant. Les avantages des audits de Profit Recovery sont nombreux et, qu’il s’agisse des directions comptables, fiscales, des achats ou encore des responsables du contrôle interne, tous les acteurs de l’entreprise y trouvent un intérêt. Cette démarche assure la protection des ressources financières de l’entreprise, et ce, à travers différents bénéfices.

Un impact positif immédiat et durable sur la trésorerie

Un projet de Profit Recovery permet d’abord d’améliorer le Profit & Loss et de récupérer rapidement – en général sous deux mois – du cash, grâce à la détection et la récupération de montants perdus. L’amélioration du résultat et l’impact sur la trésorerie sont souvent considérables puisque les montants recouvrés se chiffrent en centaines de milliers voire en millions d’euros. Une foncière a ainsi retrouvé 1,9 million d’euros grâce au Recovery Audit. Pour un équipementier automobile, le gain a été de 2,3 millions d’euros. Chez un opérateur téléphonique, ce sont près de 10 millions d’euros qui ont été récupérés. Quels que soient le secteur et l’organisation interne de l’entreprise, les analyses paient.

Ces sommes retombent en outre facilement dans leur escarcelle. Pour la TVA, elles disposent à l’issue de l’analyse de tous les éléments justificatifs des omissions de TVA déductible constatées et n’ont plus qu’à compléter leur déclaration CA3. Pour les doubles règlements de factures et autres trop-payés, le recouvrement est pris en charge par les équipes Runview.

Si les gains financiers sont immédiats, des économies sont aussi réalisées pour l’avenir puisque l’audit aide à la correction des erreurs génératrices de pertes, et renforcent la vigilance des entreprises pour prévenir ces fuites financières.

Un outil de diagnostic et d'amélioration des process

Le Profit Recovery se révèle aussi être un puissant outil pour éprouver la robustesse de ses processus et les perfectionner. Certaines entreprises y ont d’ailleurs recours pour cela. « Nous nous inscrivons dans un processus d’amélioration continue. Dans notre esprit, un audit, quels que soient ses résultats, doit nous faire avancer », estime ainsi Dominique Meslet, Directeur Administratif et Financier chez Elivia. Les analyses permettent d’obtenir un diagnostic sur leur fonctionnement et, en remontant à l’origine des erreurs, de déceler les failles et leurs points d’amélioration. Les entreprises peuvent ensuite prendre les mesures nécessaires en termes de formation des équipes, de paramétrage des outils, de surveillance de certains fournisseurs ou de contrôle interne, pour éviter la reproduction d’erreurs ou les traiter plus en amont.

Dans cette même optique, le Profit Recovery fournit aussi une excellente occasion de nettoyer la base fournisseurs de l’entreprise. Il permet par exemple d’identifier les tiers pour lesquels plusieurs entrées sont enregistrées ou de s’assurer que les codes TVA attribués aux fournisseurs sont les bons.

Lorsque les résultats de ces projets concluent à une faible part d’anomalies, la démarche permet aussi de conforter l’entreprise dans la solidité de ses processus puisqu’ils démontrent leur qualité, éprouvée par des analyses objectives. Communiquer en interne sur ces résultats permet de motiver les collaborateurs et de souligner la performance des services. « Nous avons utilisé les tableaux de reporting fournis par Runview pour féliciter les équipes ; et nous les avons fait remonter auprès de la direction financière et la direction générale », témoigne par exemple Thierry Pralong, Head of Accounting Department chez Chantiers de l’Atlantique.

Un moyen de renforcer le contrôle interne et la lutte anti-corruption

Alors que les obligations des entreprises se renforcent en matière de lutte contre la corruption et le trafic d’influence, le Profit Recovery peut aussi les aider à se conformer à ces exigences. Depuis l’entrée en vigueur de la loi Sapin II, en 2017, les grandes sociétés doivent ainsi mettre en place différents types de mesures de prévention et de lutte contre la fraude. Parmi elles, il y a notamment des contrôles comptables. Ils constituent selon les dernières recommandations de l’Agence Française Anticorruption (AFA) « un instrument privilégié de prévention et de détection de la corruption » et figurent également au menu de la norme ISO 37001 - Système de management anticorruption. Les projets de Profit Recovery, grâce à leurs analyses comptables exhaustives, aident à améliorer ces contrôles et facilitent la détection d’anomalies susceptibles de masquer des faits d’atteintes à la probité.

Ces divers avantages reposent sur l’utilisation de technologies pointues d’analyse des données comptables, et notamment celles du FEC. L’exploitation de ce fichier, dans le cadre d’un Profit Recovery ou via une solution SaaS telle que Runview Analytics, offre des bénéfices plus larges, que ce soit pour s’assurer de la conformité de ce fichier, de la qualité comptable ou encore pour diagnostiquer le risque fiscal de l’entreprise. Ces bénéfices sont rendus possibles grâce à un ensemble de règles d’audit, comme la détection des ruptures de séquence dans la numérotation des factures de vente. Le FEC est un formidable outil pour anticiper et préparer le contrôle fiscal en utilisant les mêmes technologies que celles auxquelles la DGFIP a elle-même recours.

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Comment anticiper un contrôle fiscal par des analyses préventives sur le FEC

 

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Si un Recovery Audit est toujours bénéfique pour l’entreprise, le succès d’un tel projet dépend des technologies utilisées et des savoir-faire mobilisés. Pour le commanditaire, il se mesure aussi à l’aune de la mobilisation qu’il a supposé en interne. C’est pourquoi il importe de bien choisir à qui confier cette mission. Solliciter Runview, leader du Profit Recovery et de l’exploration des données comptables fournisseurs, offre sur ce point de nombreuses garanties.

Runview vous apporte en effet une triple expertise en matière de comptabilité, de fiscalité et de data-mining. Sa méthodologie s’appuie sur les compétences et le savoir-faire de consultants experts de ces trois sujets et de professionnels du recouvrement, alliés aux performances de ses propres solutions technologiques. Depuis 2008, Runview a ainsi fait le choix de développer un logiciel de data-mining propriétaire dont les algorithmes sont en permanence améliorés grâce au travail de son équipe de R&D. L’accent est aussi mis, dans le développement du logiciel d’analyse, non seulement sur la détection exhaustive des anomalies mais aussi sur le tri et le nettoyage des résultats. Cet outil est notamment renforcé depuis quelques années par l’Intelligence Artificielle, qui complète les algorithmes de data-mining grâce à du Machine Learning. L’IA détecte ainsi de nouvelles erreurs et assure un taux de faux-positifs aussi bas que possible.

Sa longue expérience et les centaines de missions déjà réalisées lui permettent d’affiner constamment l’expertise de ses consultants et de nourrir ses algorithmes, afin de repérer toujours mieux les signes d’anomalies, les situations à risques et les schémas d’erreurs. Runview dispose ainsi d’une vaste base de données des mots-clefs problématiques et des fournisseurs à risque.

Positionné comme un partenaire des entreprises avec lesquelles elle travaille, Runview multiplie les solutions pour réduire la charge de travail des équipes internes et améliorer le déroulement de ses missions, ainsi débarrassées du côté fastidieux qui caractérisent parfois certains audits. « J’ai été surprise de constater que l’audit n’était pas synonyme d’une surcharge de travail pour les équipes internes. Les différentes étapes mises bout à bout se sont déroulées dans un temps relativement court, avec des échanges très efficaces, et pas chronophages pour nous » note Audrey Coullet, responsable de la comptabilité fournisseurs chez Novartis Pharma. La mise à disposition d’une plateforme de reporting en ligne, pensée et développée pour ses clients, en est une bonne illustration. « Leur force est aussi de proposer en permanence des idées pour améliorer le déroulement de l’audit. […] Runview a développé la plateforme web Exaus Portail Client pour faciliter la manière dont nous traitons et validons les anomalies. Je suis certain qu’au prochain audit, l’outil sera encore amélioré » illustre ainsi Philippe Dos Santos, Responsable Comptabilité Fournisseurs du CSP AccIS France chez Engie. Cette plateforme permet ainsi de réaliser une validation continue et aisée des erreurs, tout en assurant la sécurité et la confidentialité des données. Les consultants de Runview, dont l’autonomie et l’écoute est régulièrement soulignée, travaillent en parfaite collaboration avec les équipes internes de leurs clients.

Pour toutes ces raisons, Runview s’est imposé comme le partenaire de référence des grandes entreprises désireuses de protéger au mieux leurs ressources financières, et elles le font savoir : nos clients nous ont attribué une note moyenne de 9,5/10. Vous souhaitez démarrer votre projet de Profit Recovery ? Sachez en outre que ces missions sont rémunérées au success-fee. Nul besoin donc de débloquer un budget pour lancer la démarche. N’hésitez plus !

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